Moi & Mes Défenses Psychologiques

Pour commencer, on peut dire que nos mécanismes de défense inconscients protègent notre conscience d’une douleur émotionnelle.

Les mécanismes de défense, qu’est-ce que c’est ?

Et bien chers lecteurs, les mécanismes de défense (ou mécanismes d’évitement) sont des processus répétitifs qui protègent la conscience d’une émotion inacceptable.

Pour la plupart, ils sont mis en place depuis l’enfance et nous ont permis de nous adapter, d’éviter ou de supporter certaines situations de  souffrance, d’inconfort ou de manque… intolérable.

Les théoriciens de la Gestalt ont décrit cinq des principales résistances

Connaissez-vous les termes : Confluence, Introjection, Projection, Rétroflexion et Déflexion ?

Dans cet article, nous définirons ces 5 mécanismes de défense psychologique. Pour illustrer nos définitions, nous apporterons des exemples faciles à reconnaître dans la vie de tous les jours.

1. LA CONFLUENCE – l’état fusionnel

 

Définition de la confluence

La confluence, c’est notre capacité à la fusion, à l’indifférenciation, au fait de ressentir l’absence de frontière entre nous-même et notre environnement.

Toutefois, elle devient pathologique lorsque ce système de fonctionnement est habituel. On vit alors sans idée ou besoin propre, il n’a pas de représentation claire de ce qui fait partie de Moi et de ce qui est extérieur.

Prenons le cas de l’état fusionnel, quand je fusionne, je me conforme aux désirs de l’autre. Je ne sais pas refuser et je ne supporte pas de me séparer.

Le confluent de deux cours d’eau est l’endroit où ils ne font plus qu’un

Exemple de confluence

Par exemple, la relation entre la mère et son bébé est un état de confluence nécessaire. Le partage d’intimité entre deux amoureux est également une confluence saine.

Dans le cas de la confluence, on ne forme plus qu’un avec l’autre. Dans cet état, il n’y a pas de contact puisque les deux mondes (celui de l’autre et le mien) ne font qu’un.

2. L’INTROJECTION, plus que des croyances inconscientes

 

Définition d’introjection

Introjecter, c’est avaler (tout cru) des concepts, des idées, des valeurs sans les digérer.

Cependant, à partir du moment où nous devenons adultes et capables de discrimination, nous pouvons déterminer si telle ou telle introjection reste valable pour nous.

Il est indéniable que certaines personnes vivent en permanence dans le cadre étroit et rigide des introjections familiales. Elles ont perdu leur spontanéité et leur créativité et sont prisonnières des « il faut », « ça ne se fait pas », « ça ne se dit pas ».

Mais en réalité, il est important de faire des choix en adéquation avec nos besoins. Vérifier si les valeurs reçues nous correspondent encore est important pour notre santé mentale.

Pour conclure, on peut dire que le concept est proche de celui d’identification et il est souvent opposé au mécanisme de projection.

« Il faut que … » – « Tu dois … »

3. LA PROJECTION, notre miroir sur le monde

Définition de la projection

Dans la projection, on attribue à l’autre ce que l’on pense, ressent, perçoit.

Plus précisément, il s’agit d’un mécanisme qui permet d’éviter des pulsions inavouées. On projette également des états qu’on ne peut pas reconnaître et assumer.

Il faut reconnaître qu’être en contact avec la réalité de l’autre et de son vécu implique une certaine vigilance. Assumer de reconnaître nos désirs, notre vécu, nos besoins demande une prise de responsabilité.

Dans son aspect sain, la projection est utile quand nous tentons de nous mettre à la place de l’autre pour le comprendre.

Il est indéniable qu’elle exprime toujours un contact juste quand elle laisse la possibilité à l’autre de rectifier notre projection. « D’accord, je comprends que tu me voies comme ça, mais je suis différent de ce que tu perçois. »

On projette sur le monde nos propres caractéristiques innacceptables

Exemple de projection

La projection est ce mécanisme de miroir où l’on attribue à autrui ce qui, en fait, est en nous (nos peurs, nos craintes, nos hontes, nos défauts).

Remplacer « Çà » par « Je » en est un exemple frappant.

“Ça me met sur les nerfs” “Je m’énerve de ça”
“Ce livre m’ennuie !” “Je m’ennuie en lisant ce livre”
“Cette réunion me prend la tête” “Je me prends la tête en restant ici”
“Mes parents ne m’aiment pas” “Je n’aime pas à mes parents”
“Tu m’aimes ?” “je me demande si je t’aime ?” ou “Je veux savoir si toi tu m’aimes”

Voulez-vous essayer ?

Lorsque l’on se remet comme sujet de l’action, on se réapproprie son sentiment et surtout, on récupère la responsabilité de nos actes.

En conséquence, quand une personne vous juge, il y a de grande chance qu’elle face de la projection. S’en rendre compte et l’accepter permet de prendre beaucoup de recul et ne pas se stresser pour des commentaires mal venus.

J’ai par exemple une amie, qui aime beaucoup donner son opinion (selon sa formulation). Vous me croirez, ou non, ses opinions sont souvent des jugements sur moi (ou les autres, peu importe). En fait, ses opinions ne sont qu’un ensemble de projection de ce qu’elle n’accepte pas chez elle et qu’elle renvoie (projette) sur moi ou sur les autres.

Rappelez-vous enfant, une façon de répondre aux insultes était :

  • “toi-même”
  • “miroir”
  • “c’est celui qui dit qui est”.

En somme, la vérité sort de la bouche des enfants.

 

4. LA RÉTROFLEXION, notre agressivité refoulée

 

Définition de la rétroflexion

Rétroflechir c’est retourner notre énergie contre nous-même au lieu de la projeter vers l’extérieur.

En d’autres termes, nous nous faisons ce que nous aimerions faire à d’autres.

On retourne notre agréssivité contre nous

Exemple de rétroflexion

L’exemple le plus significatif est quand je serre les poings et je m’enfonce les ongles dans la paume pour éviter d’agresser mon interlocuteur.

Considérons, par exemple, deux amants en phase de rencontre et de séduction. Regardez leur langage corporel et tous les gestes (qu’ils se font à eux-mêmes ne s’autorisant pas encore à les faire à l’autre) : l’un se passe la langue sur les lèvres en parlant quand l’autre caresse tendrement sa jambe pour y repasser les plis.

Toutefois, si en pleine heure de pointe dans les transports en commun, au bord du désespoir, j’ai envie de pousser la dernière personne qui me bouscule, j’ai intérêt à savoir rétrflechir et à prendre sur moi. Il est préférable que je tambourine des doigts sur la barre d’appui en retenant mes pulsions agressives.

Certains signes montrent des rétroflexions qui ne sont pas efficaces, comme :

· Les tremblements, l’agitation, l’insomnie.

· L’autocritique et l’autodiagnostique.

· L’autoagressivité : se mordre les ongles, se mordre les lèvres ou l’intérieur de la bouche, donner des coups contre le mur, se suicider.

· La culpabilisation : « je me juge », « je me condamne », « je ne me pardonne pas », Je m’en veux à moi au lieu d’en vouloir à l’autre.

5. LA DÉFLEXION, le déplacement de notre objet de stress

 

Définition de la déflexion

Défléchir permet de fuir, d’éviter le contact en détournant l’énergie de son objectif initial.

Par exemple, si je reçois une critique blessante, et que pour éviter le conflit, j’utilise l’humour et ne réponds pas directement à l’agression, je déflexionne.

En particulier, défléchir consiste à se dérober, ou à utiliser son énergie vers une cible plus acceptable que celle qui génère notre réaction.

C’est un mécanisme de défense très utile, par exemple dans certains conflits explosifs où il est nécessaire de neutraliser la violence.

Cependant, une personne qui passe son temps à fuir à tout prix la confrontation devient vite insupportable et souvent génératrice des conflits qu’elle voulait éviter.

Exemple de déflexion

Prenons mon cas ! La reine de la blague, du sarcasme et de l’ironie.

“Bah voyons Léon, rigole un peu, c’était une boutade. On se décontracte”

La blague sert à désamorcer le mal-être de mon interlocuteur et à diminuer l’intensité du conflit.

Comment « nettoyer » nos mécanismes de défense ?

Pour conclure, je vous propose une technique de yoga pour nettoyer notre organisme.

Les 9 respirations:

Premièrement, bouchez la narine droite, inspirez et soufflez par la droite. À exécuter 3 fois pour évacuer la colère!

deuxièmement, bouchez la narine gauche, inspirez et soufflez par la gauche. À exécuter 3 fois pour travailler la dépendance.

Enfin, inspirez et expirez avec les deux narines. À exécuter 3 fois pour prendre conscience.

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