Les 4 piliers du bonheur selon les neurosciences

bonheur : les 4 piliers

On court tous après le bonheur. Ces temps-ci, le bonheur est devenu le bien le plus précieux que nous cherchons tous à acquérir ou conserver. De nombreuses recherches se concentrent autour de ce sujet passionnant pour qu’enfin, cet instant de grâce soit à la portée de nous tous. C’est dans ce sens, que le neuroscientifique Alex Korb a déduit de ses recherches en neurosciences quatre rituels qui peuvent nous rendre plus heureux.

1. LA GRATITUDE

Pourquoi suis-je reconnaissant aujourd’hui ?

C’est la question la plus importante à se poser quotidiennement :  » Pourquoi suis-je reconnaissant ou reconnaissante en ce jour ? »

Selon les neurosciences, la gratitude est un ingrédient essentiel à la recette du bonheur. Savoir dire merci et reconnaître ce que la vie nous apporte de bon au quotidien nous aide à développer notre foi dans ce monde et dans notre vécu.

La gratitude active la dopamine et la sérotonine

Faire preuve de gratitude active les neurotransmetteurs qui produisent de la dopamine et de la sérotonine.

Lorsque l’on pense aux choses pour lesquelles nous pourrions être reconnaissants, cela nous invite à considérer les aspects positifs de la vie.

Au final, ce n’est pas tant les choses pour lesquelles nous éprouvons de la gratitude qui comptent… mais surtout la mise en marche du processus neurologique. Quand notre cerveau s’active pour rechercher ces petits bonheurs, il produit les hormones de dopamine et sérotonine.

Ajouter la gratitude dans une “hygiène mentale” est une forme d’intelligence émotionnelle.

Il existe un autre avantage de taille à faire preuve de gratitude au quotidien ! C’est l’impact que cela va avoir sur nos relations. En recherchant chaque jour les moments chaleureux que nous avons partagés avec nos congénères, nous rendons notre interaction sociale plus agréable. Reconnaître les gestes de sympathie de notre entourage embellit la relation, l’allège et l’adoucie. De quoi activer nos hormones du bonheur et de la tendresse. La reconnaissance, même pour les petits gestes du quotidien, installe un cercle vertueux dans nos relations.

Savoir dire MERCI aux petits détails de la vie

Savoir dire « MERCI » quand notre conjoint a préparé à manger alors que nous étions épuisés et que nous n’aurions même pas fait réchauffer une pizza pour manger.

Reconnaître que notre enfant fait de son mieux pour nous faire sourire en nous offrant ce joli dessin de nous avec des grosses mains peintes au feutre rouge.

Apprécier les efforts de notre collègue qui nous explique le fonctionnement du service alors qu’il doit finir un dossier urgent. Et le lui manifester.

Se rendre compte des efforts de notre grand-mère qui prépare un repas pour réunir toute la famille autour d’une table.

Et bien d’autres petites attentions quotidiennes qui rendent notre vie bien meilleure.

2. GERER NOS ÉMOTIONS

Nommer les émotions pour s’en libérer

Nommer les émotions douloureuses et/ou désagréables est un excellent moyen de s’en défaire. Encore faut-il pouvoir reconnaître l’émotion que nous éprouvons sur le moment.

Selon une étude américaine, IRM “Putting Feelings into Words”, un groupe de participants a été invité à regarder des images de personnes dont les visages portaient des émotions visibles et fortes. Les résultats ne sont pas surprenants. L’amygdale du cerveau, centre des émotions dans le cerveau qui détecte et alerte sur les dangers, s’active en fonction des émotions représentées. Puis quand les participants ont été invités à nommer les émotions perçues, c’est le cortex pré-frontal, centre de décision et de raisonnement du cerveau qui s’est alors activé et a réduit l’impact de l’amygdale. En d’autres mots, reconnaître et nommer les émotions en réduit leur impact.

Nommer VS réprimer

Nommer les émotions est a l’opposé du fait de réprimer, nier ou enfouir les émotions. En reconnaissant l’émotion et en l’acceptant, on va se soulager. Au contraire, lorsque l’on veut supprimer les émotions vécues, nous allons en augmenter l’impact et la réaction sera plus intense lorsque l’émotion sortira.

L’invitation des neurosciences à développer notre intelligence émotionnelle

  1. identifier les émotions : notamment à travers les sensations corporelles qui alertent sur la présence de telle ou telle émotion – voir ici.
  2. comprendre les émotions: les émotions nous alertent sur un besoin non satisfait et repartent quand ce besoin est comblé.
  3. exprimer les émotions ressenties : mettre des mots sur nos émotions les calme et permet de les exprimer de manière acceptable et constructive. Exprimer ses émotions à la bonne personne, au bon moment, de la bonne manière et à la bonne intensité n’est pas si facile.

Pour aller plus loin : développer votre intelligence émotionnelle, reconnaitre vos sensations et vos émotions avec ce guide et ces fiches illustrées en cliquant ici .

La méditation : outil millénaire pour accepter nos états émotionnels

Les méthodes les plus simples sont souvent les plus efficaces.

La méditation, par exemple, consiste justement à accepter les émotions telles qu’elles se présentent sans chercher à les faire passer, mais en les accueillant comme des invités inattendus.

La pleine conscience propose également d’accueillir les sensations corporelles présentes en les nommant et en ressentant pleinement leurs manifestations.

3. FAIRE DES CHOIX

Prendre une décision réduit l’anxiété et aide à résoudre les problèmes

Les neurosciences ont montré que le fait de prendre une décision réduit l’anxiété. Le deuxième avantage de cette astuce, c’est qu’elle aide à résoudre les problèmes.

La prise de décision

Prendre une décision, c’est :

  • Créer des intentions,
  • Poser les objectifs pour parvenir à l’intention
  • élaborer une stratégie pour parvenir à son objectif
  • Réévaluer les options que nous avons à chaque étape de la réalisation.

Pour aller plus loin : Coach-Thérapie est l’E-Book qui te coach au quotidien pendant 30 jours vers une vie plaisante et épanouie. Chaque jour, tu trouveras des astuces, des conseils et des outils pour améliorer le regard que tu portes sur toi ; tes relations avec les autres ; ton bien-être et ta santé psycho émotionnelle.

Le cortex pré frontal en action

Tous ces processus mentaux sollicitent les mêmes circuits neuronaux du cortex pré-frontal. Or, on l’a vu plus haut, le fait de solliciter le cortex préfrontal réduit l’impact de l’amygdale (centre des émotions qui court circuite le raisonnement logique).

Une sensation de contrôle

Pour autant, la prise de décision n’est pas toujours facile. Il s’agit avant tout de bannir les doutes en envoyant un message ferme à notre cerveau que les choses sont sous contrôle. Il ne faut surtout pas rechercher la perfection dans notre décision ou dans son résultat. Ce qui nous rend heureux et de savoir que nous contrôlons la situation.

Attention au perfectionnisme, qui lui, va nous générer du stress et solliciter l’amygdale. C’est la prise de décision ferme qui envoie le message au cerveau que les choses sont sous contrôle.

Une décision suffisamment bonne en théorie est presque toujours suffisamment bonne dans les faits !

Par ailleurs, l’action de décider augmente le plaisir ressenti. La prise de décision induit un changement dans les circuits de l’attention et de la manière dont on se sent par rapport au problème. Cela conduit à une hausse de l’activité de la dopamine, l’hormone de la récompense. Nous nous sentons plus heureux quand ce qui nous arrive de bien est consécutif à une décision que nous avons prise et des actions que nous avons entreprises que lorsque ces événements heureux nous arrivent par “chance” ou par l’intermédiaire de l’action d’autres personnes.

Quand nous sommes confrontés à une décision que nous avons subies ou que nous prenons sous le poids des conventions sociales (“tu devrais faire ça”, “on a toujours fait comme ça, “c’est vrai que je devrais…”), le circuit de la récompense n’est pas activé dans le cerveau… c’est même plutôt le circuit du stress qui est activé !

On ne se contente pas de choisir les choses qu’on aime, on aime aussi les choses qu’on choisit !

4. LES RELATIONS

Les relations saines et chaleureuses contribuent au bonheur

En tant qu’animaux sociaux, nous avons besoin des autres pour nous construire. Nous avons besoin de nous sentir aimés, acceptés, compris par nos congénères pour nous sentir pleinement heureux.

A l’inverse, le rejet social à un impact puissant sur notre état physique et mentale. Se sentir rejeté est aussi douloureux qu’une blessure physique. C’est ce mécanisme qui s’active lors du harcèlement scolaire. C’est pourquoi le harcèlement à des conséquences si désastreuse. Les personnes rejetées peuvent aller jusqu’à se donner la mort pour faire cesser la douleur.

Des neuroscientifiques ont conduit une étude dans laquelle les participants étaient invités à jouer sur un ordinateur : il s’agissait de se renvoyer un ballon mutuellement. Les chercheurs ont expliqué aux participants que des “vraies” personnes recevaient et lançaient le ballon (qu’il ne s’agissant pas juste d’un programme informatique). Il est apparu que ces participants ont ressenti une douleur physique quand les soit disant autres joueurs ont arrêté de jouer le jeu et de renvoyer la balle.

En d’autres termes, les relations saines et chaleureuses avec d’autres personnes sont un élément essentiel à notre bonheur.

D’ailleurs, il a été prouvé que le contact physique avec d’autres personnes, quand il est consenti et respectueux, contribue à notre bien-être. Le fait de toucher et d’être touché déclenche la sécrétion d’hormones du bonheur. Le toucher est la première manière de libérer l’ocytocine dans l’organisme. L’ocytocine est l’hormone qui nous permet d’avoir de l’empathie et d’aimer. Cette hormone à l’effet déstressant, nous donne confiance en nous et confiance dans les autres. Sans confiance en l’autre, l’amour et l’amitié sont impossibles. C’est pourquoi l’ocytocine joue un rôle essentiel dans toutes les relations humaines.

Les effets de l’ocytocine sont nombreux :
Elle crée le lien et l’affection

L’ocytocine est la molécule de la relation aux autres, des relations sociales, de l’amitié et de l’amour. Elle est considérée comme l’hormone du lien et de l’affection.

L’ocytocine est l’hormone qui nous permet d’avoir de l’empathie. Elle aide à décrypter l’expression d’un visage, d’un regard.

Elle a un effet anti stress

L’ocytocine a un effet apaisant et anti stress. Elle diminue les réactions de peur. Elle diminue l’anxiété et l’agressivité.

Elle joue un rôle majeur dans les interactions sociales.

L’ocytocine permet :

  • De créer des liens dans une relation à deux ou dans un groupe,
  • De favoriser la cohésion des groupes en réduisant l’anxiété et l’appréhension sociale,
  • D’améliorer la coopération
  • De renforcer la relation parent – enfant

L’ocytocine est sécrétée grâce à des stimulations telles que :

  • les mots doux
  • les contacts affectueux
  • le toucher
  • les câlins, les baisers et tout autre contact sensoriel agréable
  • l’orgasme
  • le contact de l’eau chaude
  • une relation agréable
  • une interaction harmonieuse
  • une ambiance chaleureuse
  • une conversation agréable
  • un plaisir partagé
  • un échange de regards
  • l’évocation des êtres que nous aimons

En résumé, les 4 piliers du bonheur selon les neurosciences sont :

bonheur : les 4 piliers

Sachant que tout est connecté, ça vaut la peine de travailler sur ces 4 piliers. La gratitude améliore le sommeil. Le sommeil réduit la douleur physique et émotionnelle et améliore l’humeur. Une meilleure humeur et une meilleure forme réduisent le niveau d’anxiété. La baisse de l’anxiété améliore la concentration et la réflexion. Une meilleure concentration et une meilleure capacité à réfléchir améliorent la prise de décision. La prise de décision rend plus heureux par le sentiment de contrôle sur la vie. La joie de vivre conduit à plus de gratitude et à de meilleures relations sociales, bouclant la boucle du bonheur.

Pour aller plus loin :

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