Cet article est réalisé explicitement pour le carnaval d’articles, avec comme thème « le pardon », de mon amie Pascale du blog https://azendream.fr. Pour lire les autres articles de ce carnaval, rendez-vous ici.

Dans cet article, je vais vous dévoiler une partie de moi-même que je n’aime pas beaucoup remonter à la surface. Je vais vous parler du pardon et qui dit Pardon, dit offense et qui dit offense, dit victime (et c’est là que je me sincère avec vous).

Une chose nécessaire pour assainir les relations : le pardon

Chaque relation est basée sur trois choses : l’amour, le respect et le pardon. Quand il n’y a ni amour, ni respect, il nous reste le Pardon. C’est ce que j’ai appris dans ma relation avec Gabriel (l’ange de mes démons).

Le pardon est le résultat de l’acte de pardonner en tenant une offense, une faute, pour nulle et renoncer à en tirer vengeance.

Gabriel était mon fiancé, beau, gentil et prévenant, exotique, jusqu’au jour où il a révélé une autre facette de sa personnalité. Il est devenu plus agressif, il a montré ses tendances à la manipulation. 

Le dicton nous dit qu’il n’y a pas de bourreau sans victimes. C’est vrai, j’ai accepté d’être une victime avant de pouvoir pardonner et de comprendre que je mettais mes propres limites. Je joue désormais avec mes règles, je suis de nouveau maître de ma vie. Mais pour cela, j’ai dû passer par quelques étapes, dont je vais vous partager mon expérience dans cet article.

Comment pardonner à ceux qui nous ont déçus, trahis ou blessés ?

le pardon

 

1. Ne plus souffrir est un choix

Je vais être très honnête avec vous et vous épargner les beaux discours de tout est beau, tout est rose et je suis le Christ réincarné. Ce n’est pas vrai. Moi, on me donne une gifle, je tape dans les c*******. Eh oui, c’est comme ça, j’ai appris à me “défendre”. Mais parfois, la frontière est faible entre une défense et une vengeance.

« Rester en colère, c’est comme saisir un charbon ardent avec l’intention de le jeter sur quelqu’un. C’est vous que vous brûlez. » Bouddha.

Et puis il y a eu ce jour où la citation de Bouddha c’est fait bien plus claire pour moi. C’était un soir d’été à Barcelone (où je vis) et Gabriel voulait m’empêcher de dormir, il avait donc décidé de lancer des pétards dans ma chambre, dont la fenêtre était restée ouverte pour faire des courants d’airs. Ce jour, c’est celui où j’ai dit STOP ! Je n’en pouvais plus. Par amour et par respect pour moi-même, je devais mettre fin à cette relation toxique.

 

2. Nul n’est parfait pour L’Autre

Gabriel m’a démoli psychologiquement et sur le plan émotionnel. Cependant, je ne peux pas revenir en arrière, ni effacer le passé. Comme il aimait me le répéter quand je lui expliquais que quelque chose m’avais déplu “le passé est dans les musées”. Et il avait raison, l’offense du passé existe, nul ne sert de la nier, mais elle appartient à un temps sur lequel nous n’avons aucune prise.

Il est donc inutile de chercher à oublier l’offense.

Nous sommes tous le bourreau de quelqu’un. L’autre fera toujours quelque chose qui pourra nous blesser, parfois sans le vouloir, parfois avec perversité, parfois par vengeance.

 

3. Vivre l’émotion qui est en jeu : la colère

Les mots non dit s’expriment toujours en maux. Vouloir se taire et rester calme pour montrer notre maturité est une belle c******. Ce mécanisme de défense enfouit la souffrance, la haine et la rancœur quelque part dans l’inconscient et resurgit souvent à travers des maladies psychosomatiques ou des conduites d’échecs (amoureux ou professionnels) à répétition.

Personnellement, j’ai mis beaucoup de temps à crier, hurler, taper sur des coussins pour faire sortir de moi tout ce mal. Je pensais que j’étais bien au-dessus de ça, si bien élevée, toujours éduquée. Et puis un jour j’ai crié, j’ai frappé, j’ai lâché les rides! Vous savez quoi, je m’en suis sentie bien mieux. Soulagée, vidée d’un poids. 

 

4. Plus de culpabilité !!

La culpabilité est un sentiment de honte et d’échec qui provient de la colère que l’on ressent et que l’on retourne contre soi au lieu de la rendre à l’agresseur.  En me rendant compte que j’étais coupable de m’être laissé mal menée, j’étais en colère contre moi. C’est le chien qui se mord la queue. J’ai donc acceptée ma naïveté et je me suis pardonnée à moi-même. Cela m’a pris du temps, de la patience et beaucoup de bienveillance envers moi-même. En ayant fait la paix avec mon Moi du passé, j’ai rejeté la culpabilité sur l’Autre dans une lettre que j’ai intitulée “Je t’accuse”. Je n’ai pas envoyé cette lettre, mais j’ai remis les choses à leurs places. Au lieu du culpabiliser, j’ai laissé la colère me gagner puis, je l’ai extériorisé par des méthodes psycho-corporel.

Qu’est-ce qu’une méthode psycho-corporel ? Et bien, chers amis, n’allez pas chercher l’introuvable. Prenez ce qui est là, à votre disposition ! Votre voix, vos poings, un coussin… À vos marques, prêts, tapez ! Criez ! Libérez-vous ! Ce poison n’est pas le vôtre et il doit sortir de votre corps.

 

5. Comprendre L’Autre

Que vous dire ? J’ai cherché à comprendre Gabriel depuis le jour où il a cambriolé la collocation où nous vivions; peut-être même avant. Pervers-Narcissique, Manipulateur Pervers, enfance troublée, toutes lectures étaient bonnes pour mieux le comprendre. Aujourd’hui j’ai compris que nous avons des caractères différents, avec des réactions différentes, venues d’expérience de vie et d’éducation différentes. L’étude des caractères et de l’ennéagramme m’ont aidés à mieux le comprendre et aussi mieux me comprendre. Gabriel et Moi sommes opposées jusqu’à la construction de nos caractères. Lui avait ce que je ne m’autorise pas à avoir (pas de règles, pas de lois). À nous deux, par nos différences, nous nous complétions. Il était ma moitié d’orange.

 

6. Le temps est un allié, n’en faites pas une prison

Laisser le temps au temps. Prenez votre temps, le temps dont vous avez besoin (oui, le vôtre ! Pas le temps que les autres décident pour vous! Celui où VOUS vous sentez mieux.

Du temps, il m’en a fallu et il m’en faut encore. Je ne suis jamais retournée dans une relation de couple. Je vis, je me construis et je m’épanouis. Cela fait plus de cinq ans et je ne regrette pas de prendre ce temps pour me remettre en piste.

 

7. Il est temps maintenant de reprendre les rennes de notre vie 

Cette histoire rocambolesque est une des raisons qui m’ont poussé à chercher au plus profond de moi, à entreprendre un travail sur moi  qui aujourd’hui me conduit à suivre une formation de thérapeute Gestalt. J’ai repris les rennes de ma vie et je suis plus sereine et épanouie.

Vous êtes curieux (ou friand de lecture érotique), retrouvez ici l’histoire que j’ai pardonnée : Entre ses mains, à travers ses yeux

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