10 astuces pour survivre au confinement en cohabitation

Le confinement s’installe petit à petit et avec lui son lot de changements dans nos habitudes.

Comment gérez-vous la cohabitation durant cette période de restriction?

La cohabitation, bien qu’on se l’imagine sympathique, solidaire et bienveillante, peut parfois se transformer en milieu hostile.

Alors que nous sommes tous enfermés dans nos foyers, nous n’avons plus les moyens de nous échapper de notre quotidien en allant faire un tour ou en prenant un pot entre amis. Nous sommes privés de l’un de nos droits le plus fondamental : notre liberté de déplacement. Et bien que notre démocratie ne soit pas en danger, nous vivons tous plus ou moins prisonniers de notre logement, avec comme compagnons de cellule : un conjoint, des parents, des enfants, des colocataires ou toute autre personne qui partageait ces derniers jours avec nous. Et comme dans toutes les situations de réduction de liberté, où les limites du territoire personnel sont flouées, nos egos et nos mécanismes relationnels sont mis à l’épreuve.

Cohabiter sans heurts, est-ce possible ?

Ana est en couple avec François depuis 3 ans. Alors que leur couple fait bonne figure lors de sorties entre amis ou lors des repas de famille, la flamme qui les a uni au début de leur relation ne s’allume plus vraiment lorsqu’ils sont en tête-à-tête. La fatigue et les problèmes du quotidien n’aidant pas, les mots ne sont plus mesurés et les petites attaques verbales font partie de leur routine relationnelle.

1. Trop de confiance fait mal au cœur

Habitués à se dire tout ce qu’ils ont sur le cœur, Ana et François ont usé et abusé de la confiance qui a fait la force de leur communication. Cependant, à force de critiquer les petites choses du quotidien, ils ont chacun accumulés beaucoup de rancœur.

2. On ne se dit pas tout est n’importe quoi

Certes, le couple (ou toute autre relation) se base sur une bonne communication, de la confiance et de la transparence. Mais en aucun cas cela ne veut dire que vous pouvez dire tout et n’importe quoi. Les remarques doivent rester plaisantes et bienveillantes pour apporter quelque chose.

3. Surveillez votre esprit critique

Donc en cette période de confinement, plus que jamais, on surveille son esprit critique. Efforcez-vous de remercier plus votre partenaire pour ce qu’il fait de bien. Éviter de souligner ce qui ne va pas à tout prix.

Par exemple, Ana a préparé des pâtes pour le déjeuner. Le geste suffit en lui-même. Si François les trouve trop crues, trop collantes, trop ceci ou pas assez cela…. Clairement, ce n’est pas le moment de satisfaire son désir de critique culinaire. Mieux vaut s’abstenir de jouer les chefs cuistot quand on n’a pas mis la main à la pâte.

4. Posez des limites claires et fermes

De son côté, Ana doit mettre une limite claire et nette à ce genre de comportement.

Évitez les fausses politesses du style « merci pour ton retour …. » Et allez droit au but « J’ai préparé le déjeuner, j’aimerais un peu de reconnaissance. Il est hors de question que j’accepte autre chose que de la gratitude. Si tu n’en es pas capable, la conversation s’arrête ici ! ».

Peut-on profiter du confinement pour améliorer nos relations ?

Sophie est la maman d’une petite Anaïs qui a eu 7 mois au début de la quarantaine. Anaïs ne comprend pas pourquoi elle ne va plus dans sa poussette en balade, ses dents lui font mal et elle est à besoin de beaucoup d’attention.

5. Profitez-en pour être créatif

Clairement, Sophie ne peut pas profiter du confinement pour dormir, regarder des séries ou même lire. Elle doit être dans la relation sans la subir.

Pour y arriver, vous devez retrouver l’illusion de votre enfance. Soyez créatif. Donnez-vous le droit de vous amuser.

Dans le cas de Sophie, une boîte de lait en poudre, généralement en métal, fera une excellente percussion qui amusera le bébé a coup sûr !

Si c’est votre épouse qui a besoin d’attention, surprenez-la sous la douche.

Si c’est de votre adolescente qu’il s’agit , donnez-lui le loisir de fouiller dans vos affaires (elle ne l’admettera peut-être pas, mais elle en rêve).

Si c’est votre ,construisez-lui une maison secrète dans votre logement pour qu’il garde son espace personnel, etc…. 

6. Favorisez la compassion

La compassion, c’est la capacité de comprendre et d’accepter les besoins des autres.

En faisant preuve de compassion, vous vous éviterez le stress de vouloir tout contrôler. Vous pourrez anticiper les besoins des autres et y répondre si vous le pouvez. Pour ensuite, répondre a vos propres besoins.

Les enfants vont être très demandeurs pendant ce confinement. Soyez attentif à leurs besoins pour les prévenir.

7. Usez et abusez de la reconnaissance

C’est le moment de voir ceux qui vous entourent et d’être reconnaissant.

Certes, François n’est pas toujours facile à vivre. Mais Ana va devoir le supporter pendant plusieurs jours, semaines ou mois. Donc ce n’est pas le moment de voir son côté sombre.

Grâce à lui, Ana ne s’ennuie pas. Elle ne se focalise pas sur la maladie et ses dangers. Elle s’agace, certes, mais sa tête est occupée et ses journées passent plus vite. Idem pour Sophie.

Qu’est-ce que votre colocataire peut vous apporter en ce moment ?

Philippe est étudiant en philosophie. À ses heures perdues, il aime gratter les cordes de sa guitare. Son colocataire, Gustavo, aimerait chanter pour se changer les idées. Il est loin de son pays et de sa famille.

8. Mettez vos talents au profit des autres

Dans leur colocation, Philippe et Gustavo sont bien tombés. L’un chante pendant que l’autre l’accompagne en musique.

Mais même si vous n’avez pas de colocataire musicien, c’est le moment de partager vos talents. Que ce soit sur les balcons ou sur les réseaux sociaux, des milliers de personnes ont offert aux autres : des distractions, des films, de la musique, des formations, l’accès à l’art et à la culture….

9. Apprenez à mieux gérer vos émotions

Le confinement, la restriction des libertés, les sauts d’humeur des autres, nous mettent a rude épreuve. Nos émotions sont en émois. La peur du virus et de ses conséquences ; la tristesse de ne plus être avec la personne que vous aimez ; la colère d’être impuissant face à un danger, l’amertume de devoir cohabiter avec des personnes qui ne nous respectent pas toujours….. Ce sont autant de situations que d’émotions.

À la fin du confinement, vous pourrez remercier la personne qui vit avec vous en ce moment pour tout ce qu’elle vous a apporté, même si c’était malgré elle.

Votre femme qui ne veut pas vous faire à manger : elle ne cherche pas à vous provoquer. Elle a ses propres besoins à gérer. Par contre, elle vous apprend à être plus indépendant.

Votre fils qui joue de la batterie. Il ne cherche pas à vous épuiser émotionnellement. Par contre, il vous apprend à vous détacher de ce qui vous dérange, pour vous concentrer sur vous, vos besoins et ce que vous avez à faire.

Votre soeur qui utilise toute l’eau chaude. Elle ne met pas vos nerfs a rude épreuve. Par contre, elle vous apprend à accepter toutes les situations telles qu’elles sont.

10. Acceptez ce qui est

Une expression espagnol qui exaspère plus d’un français, c’est « Es lo que Hay ». En français, ça veut dire c’est ce qu’il y a. Les Espagnols l’utilisent fréquemment : un licenciement injustifié, l’administration qui vous met des bâtons dans les roues, une famille qui vous en fait voir de toutes les couleurs…. Es lo que Hay. Ils semblent résignés face à la vie.

Pour nous, francophone, c’est assez frustrant au départ. Ce n’est pas dans notre culture de laisser faire et nous laisser faire. Un licenciement, on va se battre pour être indemnisé. Une famille qui nous éprouve, on va se plaindre en espérant que ça l’a fasse changer. L’administration qui n’est pas de notre côté, on va lui faire comprendre qu’elle doit nous représenter, même si cela représente des mois de manifestations et de conflits sociaux.

Pourtant, il existe des moments dans la vie où l’on est bien impuissant. Et vouloir changer cela peut nous coûter notre temps, notre énergie, notre santé.

En ce moment, nous sommes dans un de ces moments où l’impuissance nous domine.

C’est le moment d’accepter la situation telle qu’elle est. Ça ne veut pas dire se laisser faire ou se faire marcher sur les pieds. Ça veut dire garder son énergie pour agir quand nous en aurons l’opportunité.

Il sera temps d’agir et de reconstruire quand nous pourrons sortir de nouveau. Libéré, délivré, nous serons prêt à aimer 

N’hésitez pas à indiquer en commentaire les comportements qui vous irritent ou les solutions que vous avez mises en place.

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